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Voici quelques conseils qui reprennent les questions les plus couramment posées.

Plantation des plantes de terre de bruyère

Pour planter vos camélias, rhododendrons ou toutes autres plantes de terre de bruyères, vous devez

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observer quelques règles de base :

a) Choisir un endroit exposé plutôt mi-ombre, même si ces plantes peuvent s’acclimater dans les endroits ensoleillés sous nos latitudes.

b) Choisir un endroit protégé du froid, en général au pied d’un mur.

c) Vous devez absolument planter ces végétaux dans un substrat au pH acide (inférieur à 7) et drainant. Dans notre région où le terrain est souvent argileux, vous devez changer le sol. Utilisez un terreau du type terre dite de bruyère ou tourbe blonde dont le pH est situé entre 2,5 et 5,5. Remplissez le trou avec ce terreau.

d) Faîtes un trou peu profond (40 cm maximum) car les racines poussent horizontalement, mais suffisament large pour que la plante puisse pousser sans avoir à recreuser plus tard : l’idéal est un trou d’un mètre carré (1 m sur 1 m). Cela représente au moins 240L de terre à acheter pour un trou de 1 m² sur 40 cm de profondeur, soit 6 sacs de 40L.

e) ATTENTION : Ne jamais mettre de plastique au fond du trou, même percé ou fendu car cela retient l’eau et asphyxie les racines!

f) Lorsque vous plantez des plantes en conteneurs, vous ne devez pas toucher à la motte, mais la mettre en l’état dans le trou et combler l’espace restant par du substrat ad hoc. Si vous défaîtes la motte, vous abîmerez les radicelles et retarderez la reprise de la plante.

g) Une plante achetée en conteneur peut être plantée toute l’année! Par contre, une plantation durant la dormance (octobre à mars) favorise la reprise et vous oblige à moins de suivi.

Plantation des Bambous

Lorsque vous recherchez des bambous, il faut distinguer 2 cas:

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Vous voulez un bambou en pot ou jardinière.

Il vous faut un bambou peu traçant (qui ne s’étende pas trop en largeur) et pas trop haut (2 à 4 mètres). Nous vous proposons en général plusieurs variétés, mais celle que nous avons le plus souvent est Semiarundinaria makinoi. C’est un bambou originaire du Japon, résistant à -18°C, mesurant en général de 3 à 5 mètres, aux chaumes assez fins devenant bruns, au port buissonant et qui croît en toutes conditions. Il est idéal pour une utilisation en haies, jardinière, pots ou brise-vent. Il peut être taillé si vous l’utilisez en haie.

vous voulez planter un bambou en pleine terre.

Il vous faut un bambou traçant, d’une hauteur moyenne. Parmi les variétés proposées, celle qui est la plus courante est Phyllostachys bissetti. C’est un bambou originaire du Sichuan (Chine), résistant à -24°C, mesurant de 6 à 8 mètres, aux chaumes vert foncé, qui se plaît en toute situation. Il s’agit d’une variété vigoureuse et rustique, très traçante, idéale pour touffes, brise-vent ou grande haie.

Si vous plantez des bambous en pleine terre, surtout ceux qui tracent, il est impératif au préalabled’installer une barrière anti-rhizome. Il s’agit en général d’un film plastique très épais, haut de 60 cm que vous devez enfouir dans la terre, avec le haut au ras du sol, légerement en biais pour limiter la croissance des rhizomes (tiges souterraines qui poussent horizontalement) et éviter que le bambou ne colonise une zone non voulue (voir dessin). Attention, un rhizome de bambou peut courir sur une distance de plusieurs dizaines de mètres en quelques années!

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Shéma d’installation de la barrière anti-rhizome. Dessin pépinières de la Bambouseraie© d’Anduze.

Les bambous vendus en conteneur peuvent être plantés toute l’année, mais la période la plus favorable au développement des rhizomes – et donc à leur implantation – est l’automne. La majorité des bambous vendus supportent bien les terrains franciliens, frais et drainants.

Lorsque vous voulez tailler vos bambous, vous devez attendre que les pousses aient finies de pousser et que les feuilles commencent à se developper. Au printemps, alors que le reste de la végétation de votre jardin explose, vous remarquerez que votre bambou perd des feuilles: cela est normal, il renouvelle alors une partie de ses anciennes feuilles. Par contre, si cela perdure ou que de nouvelles feuilles ne sortent pas, vous devez vérifier que votre bambou ne soit pas trop stressé au niveau hydrique (manque ou excès d’eau au niveau des rhizomes), surtout pour les sujets cultivés en pots qui nécessitent des arrosages plus fréquents.

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Haie de semiarundinaria makinoi – photo La bambouseraie d’Anduze

Plantation des rosiers

Tout d’abord, je tiens à préciser qu’il y a sur le marché deux types de rosiers : les rosiers vendus en « racines nues » et les rosiers en conteneurs.

Les rosiers en racines nues sont des rosiers vendus tels quels après l’arrachage en pépinière, sans motte ni substrat. Ces rosiers sont vendus dès le début de la période d’arrachage (en général début octobre) et jusqu’au printemps pour ceux qui sont conservés en chambre froide. Vous devez faire reprendre ces rosiers lorsque vous en achetez. Nous n’en vendons pas mais vous les trouverez facilement soit directement chez votre pépiniériste, soit en jardinerie.

Les rosiers que nous vendons sont cultivés en conteneurs, prêts à être plantés et à fleurir. Nous les mettons en culture en novembre et les mettons à la vente à partir de début mars, lorsque l’enracinement est suffisant. L’intérêt de ce conditionnement pour vous est que la reprise est déjà effectuée chez nous et qu’il n’y a aucun risque pour vous de choisir un rosier « sec », mal jaugé, comme cela est courant en racines nues.

Nous avons plusieurs sortes de rosiers à votre disposition :

  • rosier buisson à grandes fleurs : c’est le rosier « classique » à grosse fleur, à port érigé en boule, dont la hauteur moyenne atteint entre 0m90 et 1m50 selon les variétés.
  • rosier buisson à fleurs groupées : c’est un rosier au même port que le précédent mais dont les fleurs de taille moyenne sont groupées en grappes.
  • rosier buisson à fleurs miniatures : Il s’agit également d’un rosier à port érigé en boule, mais de taille inférieure, en général autour de 40 cm et dont les fleurs sont beaucoup plus petites.
  • rosier anglais : il s’agit d’un rosier buisson à fleurs plus plate, plus imbriquée que la rose standard.
  • rosier tige : il s’agit d’un rosier buisson greffé sur une tige d’environ 1m50. Cela peut être aussi bien un rosier à grande fleur qu’à fleurs groupées ou même à fleurs miniatures.
  • rosier grimpant : ce sont des rosiers à grande végétation dont les nombreuses branches sont en général palissées sur une clôture, un mur, une pergola, etc. Leur taille moyenne dépasse les 2 mètres. Cela peut être aussi bien un rosier à grande fleur qu’à fleurs groupées ou même à fleurs miniatures.

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Claude Brasseur® meibriacus

Elle® meibderos

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Lolita Lempicka® meizincaro

Princesse de Monaco® meimagarmic

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Grimpant Pierre de Ronsard® meiviolin

grimpant la sevillana® meige-kanusar

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grimpant exploit® meilider

Cumba meillandina® meineyta

Photos E. Ulzega – Document Meilland.

La liste des variétés que nous cultivons sera accessible sur ce site chaque année au moment de la vente.

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Nous cultivons les variétés David Austin et NIRP, mais principalement les variétés Meilland

Voici maintenant quelques conseils de plantation :

a) Faire attention aux conditions climatiques lors de la plantation : un rosier que vous achetez débourré et qui sort de tunnel est plus fragile qu’un rosier déjà planté car sa végétation est démarrée. Vous devez faire attention au gel, au soleil et au vent. L’idéal est de placer le pot à l’extérieur, contre le mur de la maison côté Est, durant au moins une à deux semaines pour endurcir le bois et préparer la plante à supporter les conditions extérieures.

b) Pour planter votre rosier, choisissez un endroit ensoleillé. Creusez un trou de 40 x 40 x40 cm et le remplir avec un mélange composé de moitié de la terre du jardin et moitié de terreau type terreau universel. Ce n’est pas une plante de terre de bruyère, le pH du sol doit être entre 6 et 7. Positionner votre rosier dans ce trou en faisant attention de ne pas enterrer le collet de la plante (départ des racines). Ne jamais défaire la motte existante lorsque vous plantez un rosier acheté en conteneur. Arroser jusqu’à saturation pour tasser le substrat.

c) Il n’est pas nécessaire de tailler vos rosiers la première année car ils sont déjà boutonnés et vous supprimeriez ces fleurs en le taillant.

d) Arrosez régulièrement votre rosier, apportez de temps en temps de l’engrais et traitez tous les 15 jours la plante contre les maladies (les fongicides sont uniquement préventifs!).

En ce qui concerne la taille de vos rosiers :

a) La taille n’est pas obligatoire mais elle favorise la floraison de l’année et elle permet de conserver une forme équilibrée à la plante.

b) La taille s’effectue une fois par an juste avant la reprise de la végétation qui se situe en général au début du mois de mars. Cela est préférable de tailler à cette période plutôt qu’à l’automne car cela permet d’avoir une réserve de taille suite à des gels printaniers. Par contre, vous pouvez nettoyer grossièrement vos rosiers à l’automne.

c) Il faut conserver les branches jeunes et vigoureuses partant de la base et supprimer les branches mortes ou trop vieilles. Pour supprimer ces vieilles branches, il est conseillé de le faire au fur et à mesure, une par une, pour ne pas se retrouver un jour avec toutes les branches trop vieilles et qui ne donnent plus de floraison.

d) Chaque année, vous taillez « à trois yeux », soit sur une longueur de 12 à 15 cm environ du collet, les branches qui ont poussées l’année précédente. Il est préférable de tailler sur un oeil extérieur.

Quelques règles simples pour « avoir la main verte » …

a) Motte et racines

Lorsque vous achetez une plante et que vous voulez la planter ou la rempoter, qu’elle soit d’intérieur ou d’extérieur, vous ne devez jamais toucher à la motte existante. Les radicelles qui permettent à la plante d’absorber l’eau sont microscopiques et très facilement altérables. Les grosses racines que vous voyez ne servent qu’à transporter l’eau vers la plante. Lorsque vous brisez la motte avant rempotage, vous brisez également toutes ces petites radicelles et obligez la plante à reprendre dans de mauvaises conditions. Lorsque vous laissez intacte la motte lors d’un empotage, vous n’abîmez pas les racines et la plante peut continuer de pousser immédiatement et facilement.

b) terreau à employer

Lorsque vous voulez rempoter une plante sans être sûrs du terreau à employer, utilisez un terreau universel, qui comme son nom l’indique convient à toutes les plantes (rempotage des plantes vertes et fleuries, plantation des arbustes, des légumes, etc). Ne mettez pas systématiquement de la terre de bruyère : son pH très bas ne convient pas à la majorité des plantes et doit rester une exception (rhododendron, bruyère, camélia, piéris, azalée).

c) exposition des plantes d’extérieur

La très grande majorité des plantes d’extérieur que nous vendons sont à planter dans un endroit ensoleillé, surtout sous nos latitudes septentrionnales où le soleil n’est que rarement très « fort ». Les plantes nécessitant de l’ombre pour bien se développer sont une exception (hellébore, fougères d’extérieur, etc.). De plus, il faut bien cerner le terme « ombre » : un mur de clôture peut donner de l’ombre à son pied tout en ayant une bonne luminosité alors qu’un arbre très feuillu ou des immeubles serrés coupent tout passage de lumière et deviennent un gros inconvénient.

d) exposition des plantes d’intérieur

Dans la maison, chaque mètre qui éloigne vos plantes d’une fenêtre fait diminuer de façon exponentielle la quantité de lumière reçue par vos plantes. Cela n’est pas visible à l’oeil mais est primordial pour vos plantes, surtout en jours courts où l’ensoleillement naturel est minime. De plus, la majorité des maisons modernes ont des doubles vitrages qui coupent une partie du rayonnement lumineux par reflexion entre les deux vitres. Vous devez donc oublier les notions de lumière directe ou indirecte et placer vos plantes obligatoirement tout près des fenêtres, surtout l’hiver et dans les pièces mal exposées (Ouest et Nord). Les vitres stoppent les rayonnements néfastes du soleil et empêchent vos plantes de « brûler ».

e) arrosage(s)

« Peu importe le flacon… » comme dit le dicton. L’important en ce qui concerne l’arrosage n’est pas la manière dont vous apportez l’eau mais la fréquence et la quantité et surtout leur modulation en fonctions des facteurs environnementaux.

Vous pouvez arroser vos plantes par le dessus du pot, par trempage ou par capillarité en apportant l’eau dans la soucoupe, ces trois méthodes étant aussi bonnes les unes que les autres. Vous pouvez aussi varier ces méthodes.

L’important est d’apporter assez d’eau à la plante pour qu’elle puisse continuer sans effort son activité physiologique (photosynthèse, évapotranspiration, circulation de sève, etc.) qui est fortement liée à la présence d’eau autour du végétal (eau du sol, taux d’hygrométrie de l’air). Par contre, l’excès d’eau dans votre pot ou dans la soucoupe est toujours un gros inconvénient qui amène les problèmes d’asphyxie racinaire, de maladies fongiques et se termine toujours par le dépérissement de votre plante. Vous devez surveiller chaque pot individuellement et non pas arroser toutes vos plantes en même temps, car en fonction des variétés, de la taille du pot ou de son emplacement (près d’une fenêtre, du chauffage, etc), chaque plante sèche à son rythme! Ceci est primordial pour éviter d’avoir la moitié de ses plantes trop sèches et le reste en train de pourrir…

Il est également important de surveiller les conditions de température et d’hygrométrie de votre maison pour moduler vos arrosages : contrairement aux idées reçues, vos plantes nécessitent plus d’arrosage l’hiver et moins l’été. Lorsqu’on chauffe en hiver, l’hygrométrie baisse considérablement, le terreau sèche plus vite et les plantes souffrent du manque d’humidité (cela bloque la transpiration des feuilles et par là toute activité physiologique). Il ne faut surtout pas ajouter à ce problème d’hygrométrie un problème de sécheresse chronique du terreau.

Faîtes enfin attention aux convecteurs électriques qui accentuent le déssechement de l’air en hiver : la majorité des plantes se porte bien dans une atmosphère humide (entre 60 et 80%) alors qu’en moyenne, nos maisons ont en général une humidité relative située entre 30 et 50%.

f) rempotage

La règle de base est que dans la très grande majorité des cas, vous ne devez pas rempoter une plante que vous venez d’acheter. Les signes qui vous indiquent que vous devez changer de pot sont soit les racines qui débordent du pot de tous côtés, soit votre pot qui sèche trop rapidement (la terre ne reste pas humide plus de 2 jours). Si vous devez rempoter votre plante, il faut respecter quelques règles

1- Ne pas toucher à la motte (voir § a) )

2- Prendre un pot légèrement plus grand et faire plusieurs rempotages successifs plutôt que d’agrandir trop d’un seul coup votre pot. Pour exemple, un pot de 14 cm de diamètre fait 1L, un pot de 17 cm fait 2L, un pot de 19 cm fait 3L, etc. Si vous passez directement d’une petite à une grande taille de pot, votre plante ne peut pas absorber toute l’eau que vous mettez pour mouiller le pot et vous aurez des problèmes d’asphyxie racinaire et de maladies fongiques (cf § précédent).

3- peu importe que vous utilisiez un pot en plastique ou en terre cuite, mais il doit obligatoirement être pourvus de trous de drainage en nombre suffisant. Il n’est pas nécessaire de mettre du gravier ou billes d’argiles au fond d’un pot bien drainé… Par contre, si vous utilisez de la terre cuite, sachez que votre terreau sèchera beaucoup plus vite que dans du plastique car le pot transpire et évacue une partie de l’humidité du pot par ses pores.

4- enfin, pensez à laisser une « cuvette » en haut de votre pot pour faciliter l’arrosage.