Horticulture Bouet | Protection Biologique Intégrée (PBI)

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Momie de puceron parasité et exsuvie (photo : jm bouet) Momie vide de puceron avec trou de sortie du parasite (photo : jm bouet)

Depuis le début janvier 2008, l’entreprise est, pour protéger ses cultures des insectes ravageurs, passée d’une lutte « chimique » raisonnée à une lutte « biologique » sur un certain nombre de cultures. Le principe de la Protection Biologique Intégrée (notée ensuite PBI) est d’utiliser des organismes vivants (insectes, acariens, champignons…) auxilliaires pour tuer ou parasiter les insectes ravageurs des cultures.

Ce changement répond à plusieurs demandes fortes : réduire les émissions polluantes (entre autre les pesticides), être écologiquement plus responsable, remettre l’homme et sa santé au centre des préoccupations de l’entreprise… Le passage ne se fera pas d’un seul coup, mais le développement de la PBI est réalisé parrallèlement avec l’utilisation de pesticides moins nocifs, ceci dans le but d’avancer le plus rapidement possible vers le Graal que sera l’abandon total de pesticides dans le futur. olympus-digital-camera-229

Pour l’année 2008, les cultures concernées sont les géraniums, les hortensias, les cyclamens et quelques plantes vertes. La PBI permet de lutter contre les ravageurs suivants : thrips, pucerons, aleurodes, cochenilles et acariens.

Nous proposons à ceux qui sont tentés de tester la lutte biologique de leur commander des auxiliaires.

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Pupe d’aphilodetes dans de la vermiculite

A chaque ravageur correspond un auxilliaire :

Il est utilisé sur l’entreprise soit un mélange de 3 auxiliaires parasitoïdes : aphelinus abdominalis, aphidius colemani et aphidius ervi, soit Aphilodetes aphidimyza. Il s’agit de 4 espèces de petites « guèpes ». Les trois premières parasitent toutes les espèces de pucerons en pondant leurs oeufs à l’intérieur, ceux-ci mourant en nourrissant la larve du parasite. Aphidoletes quant à elle pond un grand nombre d’oeufs (60 à 250) à proximité des pucerons, qui serviront à nourrir les larves.

Il est utilisé sur l’entreprise une espèce d’acarien, amblyseius cucumeris, prédateur naturel des larves de thrips et des panneaux bleus englués, additionnés de phéromones. L’amblyseius chasse et se nourrit des jeunes larves de thrips.

L’entreprise utilise en prévention Encarsia formosa, petite « guèpe » qui parasite les larves d’aleurodes. Elles pondent à l’intérieur des larves d’aleurodes, qui nourrissent sa larve et lui permettent de se développer.

Il est utilisé pour lutter contre les acariens des cultures une autre espèce d’acariens, phytoseiulus persimilis, qui sont leurs prédateurs naturels. Ils chassent tous les stades, de la larve à l’adulte et s’en nourrissent.

Il est utilisé des coccinelles – cryptolaemus montrouzieri – sous forme de larve, qui mange les cochenilles et d’adultes ou le chrysope, insecte polyphage qui permet de limiter l’expansion de petits

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Amblyseius cucumeris – crédit photo : syngenta bioline©

Aphidius et puceron parasité – credit photo : syngenta bioline©

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Aphidius colemani pondant dans un puceron – credit photo : Biobest NV Momie de puceron parasité – photo : jm bouet

Le principe de la PBI est d’installer une population d’auxilliaires dans la serre et sur la culture, en amont et/ou dès le début de la culture, afin d’empêcher le ravageur de s’installer et d’en maîtriser les populations. En cas d’infestation subite non contrôlable par les auxilliaires, on se réserve la possibilité d’effectuer un traitement avec des produits spécifiques, labéllisés « compatible PBI« , qui sont non nocifs pour les auxilliaires et si possible peu nocifs pour l’homme.

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Larve de crytolaemus se nourrissant de cochenilles (photo : j-m bouet) Momie de puceron (photo : j-m bouet)

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Larve de crytolaemus s’attaquant à des larves de cochenilles (photo : j-m bouet) Larve de cryptolaemus (photo : j-m bouet)